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Les premières commandes


Un ensemble de créations a été réalisé pour le musée à l’occasion de son ouverture en 2000 : les sculptures de Théodore et Calixte Dakpogan, la maquette futuriste de Bodys Isek Kingelez, et la musique de Pascal Comelade et Général Alcazar.

Les frères Dakpogan

Les créations de Calixte et Théodore Dakpogan sont directement issues des statues Fon. Ces assemblages métalliques préfigurent la sculpture européenne du XXe siècle et ont été salués comme des figures emblématiques de la modernité.
A un siècle et demi d’intervalle, les ressemblances entre ce travail et celui des frères Dakpogan ne sont pas seulement visuelles et techniques, elles reposent également sur le processus de création lui-même. Depuis 1990, ils produisent des oeuvres composées d’éléments métalliques récupérés qu’ils assemblent de façon à obtenir des figures anthropomorphiques. Les frères Dakpogan sont intervenus dans le jardin du MIAM en travaillant avec les matériaux récupérés sur place.

Isek Bodys Kingelez

L’artiste congolais édifiait à l’aide de plastique, de papier et de carton des maquettes de mondes imaginaires. Paradoxalement, ces maquettes pouvaient atteindre des proportions imposantes.
A l’intérieur de ces mégalopoles utopiques, les styles architecturaux se côtoient sans parti pris hiérarchique. Se situant entre réalité et fiction, politique et jeu de construction, les créations d’isek Bodys Kingelez sont autant de tentatives d’apprivoiser un monde imparfait. Pour Sète, il avait imaginé un nouveau plan d’urbanisme rêvé : Sète en 3009.

A partir du 26 mai, « Sète en 3009 », sera exposée au Moma, dans le cadre de l’exposition « Bodys Isek Kingelez : City Dreams ». Plus d’info dans la rubrique Le MIAM Hors les Murs.

Pascal Comelade et Général Alcazar

Classés dans la catégorie des "Inclassables", les deux musiciens complices de longue date, connus pour leur curiosité et leur goût pour tout ce qui est bizarre ont composé en août 2000 un Hymne du MIAM destiné à accueillir les visiteurs. Deux jingles ont été également réalisés, surprenant le public jusqu’en des endroits où, d’ordinaire la musique n’a pas droit de cité : l’ascenseur et les toilettes !

L’hymne